Depuis les dernières semaine, plusieurs citoyens de la région de Québec écrivent au courrier des lecteurs du quotidien LE SOLEIL pour se plaindre, avec raison, du nombre de publicités non-sollicitées et non-adressées qu’ils reçoivent. Un étudiant de St-Augustin a même été plus loin en calculant, preuve à l’appui, la hauteur de la pile que représentent ces publicités en une année (du 1er janvier au 31 décembre 2008). Un article avec photo lui a même été consacré dans LE SOLEIL par Éric Moreault, chroniqueur environnemental.
Il faut maintenant passer à l’action. Je peux vous confirmer par expérience que le fait d’appeler chez Publi-sac, etc pour faire cesser cette pollution de notre boîte aux lettres est une perte de temps. De plus, on m’a dit que les vignettes auto-collantes que les citoyens apposent sur leurs boîtes aux lettres n’ont aucun effet. Ces stratégies qui mettent le fardeau de refuser les publicités sur les épaules des citoyens (“opt-out”) ont prouvé leur inefficacité. Il faut renverser le fardeau (i.e. utiliser “opt-in”).
Je propose donc qu’une vignette auto-collante soit produite annuellement par la ville, au début de janvier pour l’année civile, ou au début juillet pour se synchroniser avec la ‘saison’ des déménagements. À l’exception des les publicités délivrées par la municipalité, les organismes sociaux, sans but lucratif, de charité, religieux, toute publicité non-adressée, incluant celles délivrées par Postes Canada, livrée à une boîte aux lettres n’ayant pas été ornée d’une vignette réglementaire en vigueur, verrait ses émetteurs, nommément l’entreprise de distribution de publicité et entreprise dont la publicité fait la promotion, hériter chacun d’une amende de 50$ par adresse à la première infraction, montant qui doublera à chaque nouvelle infraction pour cette adresse. Les mathématiques devraient avoir raison des plus récalcitrants.
Cette vignette, portant le logo de la ville et sa période de validité, pourra être apposée par les citoyens désireux de recevoir les dites publicités, qui sont suffisamment nombreux pour permettre aux Publi-Sac de ce monde de continuer à opérer de façon rentable, tout comme il y a une masse critique de citoyens qui ne veulent rien savoir de ces publicités et qui les jettent intactes directement dans leur bac de recyclage ou, malheureusement, à la poubelle. Pour les entreprises de distributions de publicités, cela siginifie une économie de frais d’exploitation pour des publicités qui n’étaient pas vues de toute façons. Bref tout le monde y gagne, ou presque.
Ne nous arrêtons donc pas en si bon chemin. Les villes doivent également “gérer” ces matières (via le sac de poubelle ou le bac de recyclage) et vu qu’il n’y a rien de gratuit dans la vie, ma ville doit débourser une petite fortune pour ce faire. Il faudrait donc appliquer mon principe préféré sur la Loi sur le développement durable,le 16e et dernier principe (ils l’ont mis à la fin dans le but de ne pas l’appliquer ou comme ‘dessert’?), appelé “internalisation des coûts”. Les émetteurs de publicités seront donc appelés à dévoiler le poids en papier de leurs publicités et n’auront qu’à payer les frais que leurs activités génèrent pour la ville de Québec en gestion des matières résiduelles.
Est-ce que ça brime leur droit d’exploiter une entreprise dédiée à l’envoi de publicité papier? Bien sûr que non! Cependant, si l’internalisation des coûts diminuaient exagérément la rentabilité de ces entreprises, cela signifierait que les citoyens de la ville de Québec subventionnaient indûment par leur compte de taxes ces activités. Évidemement, je refuse catégoriquement que mon compte de taxe serve à subventionner une entreprise qui pollue. Si le maire actuel, en attendant l’élection d’un maire vert, refusait d’agir dans le bon sens, cela prouverait que son penchant pro-entreprises se fait au détriment des citoyens qui payent son salaire.
Comme toujours, j’attend vos réactions et commentaires!